Logement et canicule : comment la chaleur influence nos choix immobiliers – Ballan-Miré & Tours
- Annabel Jutard Safti
- 4 sept. 2025
- 3 min de lecture
Un été qui fait bouger les lignes

L’été 2025 restera dans les mémoires : des vagues de chaleur intenses, des records de températures battus dans tout l’Hexagone et une sensation d’étouffement jusque dans nos foyers. Au-delà du simple inconfort, ces épisodes questionnent désormais la manière dont nous habitons nos logements.
Peut-on encore supporter de vivre dans un appartement exposé plein sud sans climatisation ? Est-il tenable de rester en centre-ville bétonné quand la chaleur ne descend plus la nuit ?
De plus en plus de Français se posent la question… et certains envisagent déjà un véritable changement de vie. Le lien entre logement et canicule devient un sujet central.
Logement et canicule : des chiffres qui alertent
Une récente étude Leboncoin révèle que 8 Français sur 10 ressentent une gêne thermique dans leur logement lors des épisodes de canicule. Plus marquant encore : 1 sur 10 envisage sérieusement de déménager pour fuir la chaleur.
Derrière ces chiffres, on perçoit une prise de conscience collective : la localisation et la conception du logement ne se jugent plus seulement à l’aune du chauffage l’hiver, mais aussi de la fraîcheur en été.
Des logements mal adaptés face à la chaleur
Le parc immobilier français, majoritairement construit au XXe siècle, est loin d’avoir été pensé pour résister aux vagues de chaleur.
Isolation thermique insuffisante : beaucoup de logements laissent entrer la chaleur et ne permettent pas de la conserver fraîche.
Orientation et urbanisation : façades vitrées plein sud, densité urbaine, absence d’arbres ou de végétation.
“Passoires thermiques d’été” : on parle souvent des passoires énergétiques pour l’hiver, mais un nouveau concept émerge : celui des logements intenables l’été, mal ventilés et vite surchauffés.
Un exode intérieur qui se dessine
Déjà, certains signaux apparaissent : les zones côtières atlantiques, les moyennes montagnes et les territoires ruraux plus tempérés attirent de nouveaux habitants.
La hiérarchie des critères de choix change :
Hier : proximité des grandes villes, transports, dynamisme économique.
Aujourd’hui : fraîcheur naturelle, végétation, qualité de vie loin des “îlots de chaleur urbains”.
On parle de plus en plus d’un “exode climatique intérieur”, où la recherche de confort thermique devient aussi importante que l’accès à l’emploi.
Enjeux pour les professionnels de l’immobilier
Pour les conseillers immobiliers, cette nouvelle réalité ouvre des perspectives inédites :
Valoriser les biens naturellement tempérés (orientés nord-ouest, entourés de végétation, avec ventilation naturelle).
Accompagner les acheteurs dans leur réflexion sur la durabilité thermique de leur futur logement.
Mettre en avant les opportunités d’investissement dans des zones “refuges climatiques”, appelées à gagner en attractivité.
L’immobilier se redessine : ce n’est plus seulement l’énergie qui compte, mais la résilience face au climat.
Le climat devient un critère immobilier à part entière
L’été 2025 a agi comme un révélateur : la canicule n’est plus un événement exceptionnel, c’est une donnée structurelle. Dans ce contexte, le climat devient un critère immobilier central, au même titre que la localisation ou la surface.
Que l’on soit propriétaire, acheteur ou investisseur, l’anticipation est clé : choisir ou adapter son logement pour mieux résister aux vagues de chaleur, c’est se préparer à un avenir durablement marqué par la hausse des températures.
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